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Eglises & chapelles |
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Santa Croce.Située près de l’église paroissiale, la chapelle a été désaffectée et réaménagée récemment en logements d’habitation. Jusqu’au début du siècle elle servait de lieu de rassemblement à une confrérie (i Callacciani).
San Roccu.
A l’entrée du village principal, la chapelle est un lieu de dévotion et de fête pour les Vallecallais, chaque 16 août. Elle se situe en bordure de l’ancien chemin muletier reliant Santu Pedru à Bastia dont on peut encore suivre les traces à travers a Serra d’Olmeta, notamment à partir du col de Santu Stefanu. (voir les photos)
Santa Anastasia.
Cette chapelle dont il ne subsiste que des ruines, est estimée dater du
VIème-VIIème
siècle. Elle est située sur un éperon, sans doute autrefois le
site d’une petite bourgade ou d’une installation agricole romaine, si
l’on en juge par la grande quantité des débris de tuiles à crochet et de
tessons de poterie qu’on peut voir sur le sol. Le site était planté
d’énormes oliviers disparus dans le grand incendie qui ravagea toute la
région sud et est du Nebbiu, jusqu’à la côte orientale, en juillet 1989.
Un chemin muletier bordé de murettes de pierres sèches relie le site au
carrefour de la D 62 - D 162 et se prolonge jusque dans la région de la
Lungagnola, en longeant le vallon de l’Aghjola. Actuellement ce chemin,
encombré par la végétation, est difficilement accessible.
On peut apercevoir un dessin gravé sur le linteau de pierre semi
circulaire au dessus de l’entrée principale représentant « une croix
reposant sur une sorte d’ancre marine stylisée et se terminant en son
sommet par des branches en forme de palme. De chaque côté de la croix
deux cercles renferment des croix plus petites. Il est vraisemblable que
ces signes sont à la fois décoratifs et symboliques. Ils veulent évoquer
par la palme et la croix, le martyr de Sainte Anastasie » (Mme
Moracchini-Mazel). Des pierres taillées dans la maçonnerie des murs
indiquent la présence antérieure d’autres édifices. Sur le côté nord de
l’éperon rocheux existe une grotte dont la rumeur populaire laisse
entendre qu’elle fut occupée autrefois par un ermite.
San Fruttuosu.
Le nom s’est altéré pour devenir aujourd’hui San Frittozzu. Il
s’agissait certainement d’une des premières chapelles chrétiennes de
Corse. En 1145, l’évêque du Nebbiu ; Mgr Guglielmo en fit donation aux
religieux chartreux de Pise, héritiers des bénédictins de la Gorgona. En
1786, elle existait encore mais en si mauvais état que Mgr Santini,
évêque du Nebbiu, dût l’interdire en raison de « fissures du mur et
péril de ruines ».
San Giorghjiu.
L’église, dont il ne reste qu’un mur de pierres vertes (serpentine), est située le long du sentier partant du village de Vallecalle appelé « chjiassu di a piagghja » (sentier de la plaine) à 200 m au-delà du lieu-dit « u Ciocciu ». La pierre qui affleure le sol dans cette zone est la serpentine (schiste luisant de couleur allant du vert clair au vert foncé) dont ont aperçoit les plus beau spécimens vers le bas de la route du Lancone. C’est ce même matériau qui a été utilisé pour la construction de l’église San Michele , à Muratu, a Chiesa Negra de Pieve ou San Cesariu à Rapale.
Santa Calzitana.
Lieu-dit situé entre le hameau de Pruneta et la D 5 en direction de
Murato (propriété de M. Pruneta de Murato). Il existe des sépultures
signalées par des pierres tombales datant de l’époque médiévale. Selon
Mme Moracchini-Mazel, le lieu serait le site d’une ancienne église
paléochrétienne du IXème siècle dont on peut encore
apercevoir des pierres taillées, en particulier dans le mur du sentier
proche. Le nom a sans doute, comme origine, la présence de forêts de
chênes (quercitana) ou de pieds de vigne (calzitana) placés sous la
protection de la sainte, invoquée par les paysans, pour profiter des
bienfaits de la nature.
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