Eglises & chapelles

 
 

 
Lieux-dits
Eglises & Chapelles
Fontaines

 

San Paolo.

Les premières mentions de l’église paroissiale de San Paolo ont été effectuées lors des visites pastorales du XVIIème siècle. L’église elle-même est construite sur une « arca », sorte de fosse commune, où chaque famille avait la possibilité d’inhumer ses morts. Les trappes d’accès à l’arca ont été supprimées à la fin des années 50, lors de la réfection du dallage intérieur du bâtiment. (voir les photos)

            

 

 

Santa Croce.

Située près de l’église paroissiale, la chapelle a été désaffectée et réaménagée récemment en logements d’habitation. Jusqu’au début du siècle elle servait de lieu de rassemblement à une confrérie (i Callacciani).

 

   

 

San Roccu.        

A l’entrée du village principal, la chapelle est un lieu de dévotion et de fête pour les Vallecallais, chaque 16 août. Elle se situe en bordure de l’ancien chemin muletier reliant Santu Pedru à Bastia dont on peut encore suivre les traces à travers a Serra d’Olmeta, notamment à partir du col de Santu Stefanu. (voir les photos)

   

 

Santa Anastasia.                 Fronton de la chapelle

Cette chapelle dont il ne subsiste que des ruines, est estimée dater du VIème-VIIème siècle. Elle est située sur un éperon, sans doute autrefois le site d’une petite bourgade ou d’une installation agricole romaine, si l’on en juge par la grande quantité des débris de tuiles à crochet et de tessons de poterie qu’on peut voir sur le sol. Le site était planté d’énormes oliviers disparus dans le grand incendie qui ravagea toute la région sud et est du Nebbiu, jusqu’à la côte orientale, en juillet 1989.

Un chemin muletier bordé de murettes de pierres sèches relie le site au carrefour de la D 62 - D 162 et se prolonge jusque dans la région de la Lungagnola, en longeant le vallon de l’Aghjola. Actuellement ce chemin, encombré par la végétation, est difficilement accessible.

On peut apercevoir un dessin gravé sur le linteau de pierre semi circulaire au dessus de l’entrée principale représentant « une croix reposant sur une sorte d’ancre marine stylisée et se terminant en son sommet par des branches en forme de palme. De chaque côté de la croix deux cercles renferment des croix plus petites. Il est vraisemblable que ces signes sont à la fois décoratifs et symboliques. Ils veulent évoquer par la palme et la croix, le martyr de Sainte Anastasie » (Mme Moracchini-Mazel). Des pierres taillées dans la maçonnerie des murs indiquent la présence antérieure d’autres édifices. Sur le côté nord de l’éperon rocheux existe une grotte dont la rumeur populaire laisse entendre qu’elle fut occupée autrefois par un ermite.

San Fruttuosu.

Le nom s’est altéré pour devenir aujourd’hui San Frittozzu. Il s’agissait certainement d’une des premières chapelles chrétiennes de Corse. En 1145, l’évêque du Nebbiu ; Mgr Guglielmo en fit donation aux religieux chartreux de Pise, héritiers des bénédictins de la Gorgona. En 1786, elle existait encore mais en si mauvais état que Mgr Santini, évêque du Nebbiu, dût l’interdire en raison de « fissures du mur et péril de ruines ».

 

San Giorghjiu.

L’église, dont il ne reste qu’un mur de pierres vertes (serpentine), est située le long du sentier partant du village de Vallecalle appelé « chjiassu di a piagghja » (sentier de la plaine) à 200 m au-delà du lieu-dit « u Ciocciu ». La pierre qui affleure le sol dans cette zone est la serpentine (schiste luisant de couleur allant du vert clair au vert foncé) dont ont aperçoit les plus beau spécimens vers le bas de la route du Lancone. C’est ce même matériau qui a été utilisé pour la construction de l’église San Michele , à Muratu, a Chiesa Negra de Pieve ou San Cesariu à Rapale.

Santa Calzitana.

Lieu-dit situé entre le hameau de Pruneta et la D 5 en direction de Murato (propriété de M. Pruneta de Murato). Il existe des sépultures signalées par des pierres tombales datant de l’époque médiévale. Selon Mme Moracchini-Mazel, le lieu serait le site d’une ancienne église paléochrétienne du IXème siècle dont on peut encore apercevoir des pierres taillées, en particulier dans le mur du sentier proche. Le nom a sans doute, comme origine, la présence de forêts de chênes (quercitana) ou de pieds de vigne (calzitana) placés sous la protection de la sainte, invoquée par les paysans, pour profiter des bienfaits de la nature.